Bouts d'zen et cailloux blancs

26 décembre 2018

Il n'y a qu'une alternative, voir ce monde comme un tas de cailloux et choisir si c'est une ruine ou un chantier.

Souvent, je me demande si je ne viens pas d'une autre planète,

 

Souvent, je me demande si je ne viens pas d'une autre planète, si cette époque et si ce monde sont bien les miens. Suis-je donc seul.e au monde à en sentir la cruauté et le non-sens ? Et le vent murmure à mon oreille : Tu es l'enfant que le monde attendait pour changer de visage.

Ce message là, le vent nous le murmure à tous. Il est pour tous les écorches, pour tous les révoltés, pour ceux et celles qui sont sensibles à à la folie du monde et à la détresse des êtres. Il est adressé à tous ceux et celles qui se sentent différents, pas bien entrés dans le moule, pas très à l'aise avec les modèles qu'on affiche partout sur nos murs et nos écrans, en désaccord avec les définitions du bonheur qu'ils en donnent.

Chacun d'entre-nous, nul besoin d'être un prophète ou un messie, ressent ce décalage entre l'être et l'image de ce monde. Chacun connaît en son intime l'écart, la distorsion, qu'il y a entre nos besoins profonds, ceux qui nous relient, et nos modes de vie, qui nous séparent les uns des autres et nous opposent. Chacun d'entre-nous, qui souffrons de n'être pas reconnus dans son être unique, sait bien qu'un être est un être.

Le pouvoir de changer le monde n'est pas, n'est plus et n'a jamais été dans des êtres providentiels. C'est chacun qui est l'enfant que le monde attend pour changer de visage. Il n'est ici pas question d'âge, de sexe ou de couleur de peau, il n'est pas question de condition sociale ou de temple où prier, il n'est question que d'une seule chose : cesser d'être maîtres de la terre et du monde pour redevenir des enfants de la vie.

Il n'y a qu'une alternative, voir ce monde comme un tas de cailloux et choisir si c'est une ruine ou un chantier.

 

Voir ce monde comme un tas de cailloux et choisir si c'est une ruine ou un chantier

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08 décembre 2018

L''âme du monde, ce coeur battant, ce coeur palpitant de la vie, je veux y consacrer ma vie ...

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L'âme du monde, ce coeur battant, ce coeur palpitant de la vie, je veux y consacrer ma vie, je veux que chacun de mes souffles tendent les voiles vers elle.

Je l'entends qui pleure, en silence, dans le secret, comme si elle voulait m'epagner toute l'horreur et la douleur qu'elle ressent dans sa chair. Je vois ce sourire vide qu'elle essaie d'opposer aux passants, trop occupés qu'ils sont à vivre modernement. Je vois toutes les plaies dont on taillade son corps. Je sais qu'elle pleure ses enfants, hommes, bêtes, plantes et paysages qu'on massacre sans vergogne.

Quand je ferme les yeux, quand mon souffle se fait calme, mon coeur bat au rythme du sien. Je ne suis plus poussière, mon âme devient la sieenne et don âme devient mienne.

Et enfin je comprends que chaque être, chaque chose, n'attend de chaque être et chaque chose qu'une seule chose : prendre soin chacun des blessures de l'âme du monde, chacun à sa mesure.

Et j'attends de moi et de mes frères et soeurs humains, au moins, de cesser d'être blessures de l'âme du monde, et si possible d'en prendre soin.

Ainsi sois je.

Tydé

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Toutes les pièces sont là ...

Toutes les pièces sont là

 

Toutes les pièces sont là. Si le bonheur est en pièces, c'est pour que nous en reconstituons le puzzle.

Tydé -
Multicolored symmetrical fractal pattern as flower © Natalya Yudina
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Jamais les chemins vers les sommets ne vont droit.

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Jamais les chemins vers les sommets ne vont droit.
Ils sont tortueux, parfois torturés,
chaotiques et cahotiques.
Tantôt on remonte la pente,
tantôt on la redescend,
mais on avance ainsi.
Parfois, il n'y a plus de chemin,
plus d'autre trace,
sinon celles de nos pas au milieu des fourrées.

Pourtant, une petite voix nous dit :
"Avance.
Je sais que parfois tu n'en peux plus.
Je sais que tu ne sais des fois plus
pourquoi tu as quitté le troupeau,
pourquoi tu as voulu suivre ta propre voie.
Mais, tu le sens,
tu n'as pas d'autre choix que toi,
c'est le seul vrai chemin vers les autres".

Ainsi vont ceux qui sont.

Tydé -
Anonymous © Sivan Perets -
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07 décembre 2018

Oh divin en moi, mon intime, que je sois le changement que je veux voir du monde.

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Oh ma souffrance, oh ma colère, tout me dit que le monde souffre, tant et tant, dans chacune des formes de la vie. Tout me dit que ma planète a mal, mal des hommes qui pressent son sein jusqu'à l'os. Tout me dit que nous sommes son cancer, métastasé un peu parfois à sa surface et dans ses entrailles.

Oh ma rage, oh ma révolte, je vois toutes ces carcasses, je vois toutes ses peaux et ses fourrures, tous ces amas de chairs et de sang répandus et versés sous les coups et les couteaux des hommes sur leur frères et les sœurs animaux.

Oh ma fureur, oh mon dégoût, je ne sais plus si l'homme est homme. J'en doute tant et plus quand je le vois brandir un ordre divin contre les vie humaines, quand je vois une poignée de repus rire et se goinfrer de la misère des peuples, quand la femme ou l'enfant meurt sous les coups portés contre leur corps.

Qu'ai-je donc comme réponse à la folie grandissante où l'homme, comment un dément, comme un démon, hurle qu'il est le maître du monde. A ce jeu-là, il n'est juste que le maître de l'immonde.

Je n'ai qu l'espérance qu'il reste encore assez de cœur, assez de joie, d'humanité, de poésie, de création, de générosité et d'altruisme pour être le contre-poison de cette fin du monde. Je rêve que nous soyons encore assez nombreux pour faire lever, non pas un Ailleurs, mais un Ici, non pas un Demain, mais un aujourd'hui où, parce que nous serons tous éduqués, parce que nous mangerons tous à notre faim, parce que nous aurons appris à avoir sans excès, parce que nous saurons enfin que tout est un, lié, relié, sur cette Terre.

Oh divin en moi, mon intime, que je sois le changement que je veux voir du monde.

Tydé
"Answered prayers" © Republic of Humanity
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C'est dans le vent, c'est dans le peu ...

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C'est dans le vent, c'est dans le peu, seulement, que je crois. Je ne crois plus aux murs de pierres, je ne crois plus aux ors des temples. Le ciel, celui qu'on n'atteint jamais ni des doigts ni du cœur, peut bien être peuplé d'êtres de légendes ou bien hantés seulement de nos rêves et nos souvenirs, je n'y crois pas. Je ne saurai certaines choses qu'en mourant. Avant cela, nul ne les sait. Comment s'étonner alors que je sois sans savoir si le paradis existe, si mon âme est éternelle, si elle voyage de corps en corps ou si elle se réveillera pour l'éternité.

On m'avait parlé d'un Dieu fort qui habitait l'azur et les petits nuages. Mais chaque horreur subie sur Terre l'a fait tomber, depuis longtemps, le nez dans la poussière. Je ne comprends même pas qu'on se batte en son nom. Il n'est pas plus un général qu'un héros au champ de bataille ou un snipper. Supprimez de vos têtes les images glorieuses d'un "sur humain" qui aurait en fait nos passions, nos humeurs, pour expliquer ainsi nos destins inégaux et iniques.

Il y a bien assez de malheur ici-bas pour s'arracher la tête et se crever le cœur. Il y a bien assez de malheur pour ne plus croire que la bienveillance est en de bonnes mains si on ne la laisse qu'aux mains du ciel. Il n'y a pas de secours, pas de consolation, pas de générosité là-haut, si ils ne sont pas déjà à l'œuvre à ras de notre sol.

Suis-je donc, de fait, un mécréant, un apostat, sans cœur ni âme, sans espoir, sans qu'aucun sens du divin ne m'habite ? Est-ce qu'après moi les mouches et le déluge et tant pis pour les autres ? Dois-je alors jouer ma vie comme sur un coup de dé ou une dernière orgie ?

Ce serait un grand oui s'il n'y avait l'enfant et le vieillard, s'il n'y avait tant de femmes et tant d'hommes qui me touchent et me ressemblent, s'il n'y avait ce serrement de mon cœur, même au cadavre d'une bête tuée sur le bord du chemin. Je ne croirais en rien s'il n'y avait pas les fleurs, les arbres et les oiseaux. Je ne croirais plus, depuis longtemps, depuis toujours si rien ne m'arrachait ni larme, ni sourire, si rien ne me faisait rire aux éclats ou si rien ne m'écarquillait les yeux à emplir tout mon visage.

La vie me touche, je n'y peux rien. Elle me fait du bien, elle me fait mal, parfois, souvent, toujours, en tout cas pas jamais. Si je n'ai d'yeux que pour elle, serait-ce que je n'ai dieu que pour elle ? Tout ce qu'en disent les livres ne m'explique pas la divinité que je lui trouve. Cette divinité-là n'est séparée de rien. Elle n'est pas extérieure, elle est intérieure à tout, dans l'étonnante évidence de ce qui est, qui vit et qui meurt aussi un jour.

J'entends ceux dont on a fait des maîtres, des prophètes et des dieux dire la même chose que moi : Dieu sait pourquoi la vie, mais la vie nous échoit.

Il faut être un fou sans doute, ou bien être amoureux, pour trouver un sens à la fragile beauté des choses. J'ai choisi d'être les deux. C'est dans le vent, c'est dans le peu, seulement, que je crois. C'est dans le vent, c'est dans le peu, seulement, que je vois les plus magnifiques signes de la vie. Et je crois en la vie, à cette divine façon qu'elle a de toujours me toucher. J'en mourrais, c'est certain. Qu'au moins j'ai pu, dans le vent et dans le peu sans doute, en vivre.

Tydé
"Fero" © Stefan Nemeth

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Qu'importe qu'on dise de nous qu'on est de doux rêveurs,

Qu'importe qu'on dise de nous

Qu'importe qu'on dise de nous
qu'on est de doux rêveurs,
des illuminées, des fêlés de la cafetière,
des naïfs, des utopistes
ou mêmes des simples d'esprit.
Tout cela n'est dans nos cœurs
que des compliments.
Tout ce qui nous confirment
qu'on n'est pas éteint,
que l'air circule dans nos têtes,
qu'on n'a pas peur de laisser
nos portes et nos fenêtres ouvertes
nous rassurent.
On a le cœur qui bat,
et c'est ça qui nous rend si vivants !

Tydé
"And if i was Marcel Marceau © Josefina Melo - 500px
https://500px.com/photo/141517877/

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02 décembre 2018

Tout en couleurs 5

Pour trouver l'équilibre, soyons funs-en-bulles !

Qui tu es, ose-le, exagère-le, pour ne pas l'être à moitié

Souris, le malheur n'aime pas ça

Tu fais partie de ceux qui écoute, qui écoute le vent, qui écoute le temps et même le silence

Vous pouvez faire des chose pour rien, parce que, vraiment, ce n'est pas rien et c'est même essentiel

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Tout en couleurs 4

Le jour où tu apprends à te dire oui pour de vrai te rêve-aile à toi-même

Le sourire, c'est plein de vitamines

Les adultes sont blasés et ils loupent le monde, pas les enfants

Les hommes gris n'ont plus ni couleur ni sourire

Pour abolir les races et les frontières, il suffit d'un baiser

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Tout en couleurs 3

La beauté vient de l'or que nous parvenons à mettre dans nos fractures

La vie ne vaut que par les vivants, les souriants

Laisse le soin de la joie à ton enfant intérieur,

Laisse-toi prendre dans les bras d'un rayon de soleil

Le bonheur se mesure à l'application qu'on met à transformer le présent en cadeau

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